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Paris Ile-de-France
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Pour que vos nuits parisiennes soient encore plus belles que vos jours, suivez le guide !
Paris est la ville de la hype, du trendy, bref, de la tendance du moment. Poussez la porte d’un bar, d’un club ou d’une salle de concert et c’est certainement l’un des nombreux lieux à la dernière mode !
Comme toute capitale nocturne qui se respecte, Paris ne cesse de renouveler son parc d'endroits « tendance ». Les lieux changent de nom et de renommée aussi vite qu'un claquement de doigts ! Mais voici quelques-uns des passages obligés pour rester à la page. Quand les chaleurs se font estivales, trois bars « d'extérieur » s'imposent. Le Rosa Bonheur, dans le parc des Buttes-Chaumont, se transforme en dance floor dès que le jour baisse. Le Barourcq accueille, sur les bords du canal, les passionnés de discussions tardives entre amis. Et la Villette enchantée, sous le préau de la grande halle de la Villette, offre des apéros-mix tous les week-ends d'été. Dans le 14e, l'Entrepôt mélange cinéma, restaurant, bar, expositions, art, concerts, poésie et débats. Tout comme le Centquatre, en plein cœur de La Chapelle, à la fois lieu de création contemporaine et de concerts.
Plus ancré dans le temps, le Café des sports s'anime toujours dès la nuit tombée. Tout comme la charmante péniche El Alamein avec son look bariolé, ses nombreuses plantes et son intérieur cosy qui, quai François-Mauriac, accueille des chanteurs, rock ou pop. L'historique Favela Chic, près de République, laisse toujours les fans de samba et de bossa nova danser entre ses tables. Même ambiance à l'Andy Wahloo, superbe bar à cocktails orientalo-disco qui aime les musiques du monde. Mais tous ces lieux mythiques ont dû faire de la place à de nombreux nouveaux arrivants. Le Bouillon belge, dans le 20e, a mis la convivialité et les concerts bigarrés à l'honneur. Et, à quelques pas, le Studio de l'Ermitage, situé dans une ancienne petite usine, est devenu en quelques années un lieu de création artistique très apprécié, qui se transforme, le week-end, en temple de la danse.
Ceux qui ont le pied marin et des envies de danse jusqu'au bout de la nuit apprécieront les lieux « tendance » posés sur l'eau. Face au jardin des Tuileries, la discothèque du Concorde Atlantique fait défiler tous les DJ internationaux derrière ses platines. L'original Batofar, au pied de la bibliothèque François-Mitterrand, est toujours à la pointe en musiques actuelles. À ses côtés, la Dame de Canton (une authentique jonque chinoise) est plus éclectique et le tout jeune Petit Bain s'oriente vers le rock. Sur la terre ferme, les clubs les plus courus sont les plus originaux. Le Wagg, près d'Odéon, s'est dirigé vers des soirées funk-groove-latino survoltées. Même énergie communicative au Djoon, dans le quartier de Bercy, un loft new-yorkais à la programmation très « black music ».
Si l’on peut tout danser et tout entendre à Paris, le rock et l’électro sont les rois de la nuit ! La ville ne cesse de se remplir de temples de ces musiques devenues très populaires. Pour découvrir les plus branchés, c’est par ici !
Plus voisines aux relations amicales que concurrentes directes, les musiques électro et rock cohabitent souvent. C’est par exemple le cas à la Machine du Moulin-Rouge, ex-Loco, boîte de nuit grande ouverte sur le live, tous styles confondus. Même joyeuse mixité au Social Club, qui aime décloisonner les genres dans sa salle tortueuse et design en sous-sol. Un peu excentré mais tout aussi éclectique, le Glazart, porte de la Villette, diffuse une musique pointilleuse, tendance underground. Près du canal Saint-Martin, la Java et le Point éphémère ouvrent leurs salles à des soirées hybrides. Dans les hauteurs de Ménilmontant, les voisines la Maroquinerie et la Bellevilloise s’intéressent également aux deux styles pour des nuits sans fin.

Tous ces lieux malaxent à la fois musiques et prestations en proposant autant de concerts que de soirées clubbing. À Oberkampf, le Nouveau Casino invite, depuis des années, des artistes internationaux, à fouler sa petite scène. Jolis petits bars-clubs feutrés, la Scène Bastille et le Gibus (à République) présentent les stars de demain. Même programmation innovante à la Flèche d’or, située dans l’ancienne gare de Charonne, ou à Mains d’œuvres, lieu hors norme de Saint-Ouen dédié à la création sous toutes ses formes. Quelques cafés s’essaient également à ces enthousiasmants mélanges. L’Alimentation générale à Oberkampf est ouvert tous les soirs, jusque très tard le week-end et laisse la diversité s’exprimer dans une ambiance sympathique. À quelques rues, l’International est devenu en quelques années un bar-concert incontournable pour les amateurs des deux genres. Le Panic Room, près du cirque d’Hiver, offre la même variété sonore.
D’autres endroits ont choisi de se spécialiser. Les deux plus gros fournisseurs d’électro en tout genre sont le Rex Club et le Showcase. Le premier, sur les Grands Boulevards, est le maître en la matière. Le second, sous les contreforts du pont Alexandre-III, est l’un des temples du deejaying pointu. Plus récente, la Gaîté lyrique est un lieu très original. Située dans un théâtre du Second Empire, cette salle ultra moderne diffuse les musiques les plus actuelles. Côté rock, les petits bars conviviaux ont la part belle. La Liberté, troquet familial du 12e, est certainement le plus historique en la matière. Pas très loin, à Bastille, le Pop In a tout d’un pub anglais, du décor à la musique pop-rock, et les Disquaires offre un grand espace aux groupes live. Enfin, la salle mythique de l’Olympia vous permettra d’assister aux concerts des plus grandes stars du rock. Et, tous les mois, le grand orchestre de l’Olympia donne un bal des plus modernes, où s’entrechoquent rock, disco, soul ou ska.
Ville de la mode et du luxe, Paris garde aussi son petit côté sophistiqué dans sa vie nocturne. Les endroits chics et festifs ne manquent pas et ne sont pas réservés qu’aux VIP.
Rentrer là où seuls les élus ont leurs petites habitudes n’est pas toujours aisé. Mais l’offre foisonnante de lieux de bon goût à Paris rend ce fantasme réalisable. Passer toute une soirée dans un lieu d’exception situé, par exemple, dans un palace, est une expérience unique. À Pigalle, l'ancien hôtel particulier de Georges Bizet s’est transformé en Café Carmen, qui offre de savants cocktails à déguster avec de la musique pointue. Situé aux derniers étages du siège de Kenzo, face au Pont-Neuf, le Kong (créé par Philippe Starck) ouvre ses portes le week-end à des soirées branchées. Place Vendôme, le Ritz Bar est un écrin de luxe où des DJ renommés se relaient aux platines. Le bar du très design hôtel Murano Resort reste ouvert la nuit, proposant plus de 160 vodkas, une trentaine de cocktails et une sélection rare de jus de fruits à siroter lors de rendez-vous électro, groove ou rock. Même ambiance très moderne au rez-de-chaussée du Mama Shelter (un autre hôtel de Starck) où des DJ de tous bords viennent électriser les soirs de week-end.
Très original mais étrangement situé dans le quartier populaire de La Chapelle, l’Ice Kube, en mezzanine de l’entrée de l’hôtel Kube, offre de l’évasion dans une atmosphère à moins de dix degrés, où l’on se réchauffe avec des cocktails à base de vodka. Mais certains bars n’ont pas besoin d’être dans des hôtels pour irradier le luxe. En plein Quartier latin, la Mezzanine de l’Alcazar reste l’un de ces lieux huppés où l’on vient aussi pour être vu. Son digne successeur, du côté du Marais, s’appelle le 1979, club-restaurant classe et décomplexé qui enchaîne les soirées hétéroclites. Juste à côté, rue de Rivoli, le VIP Room reste le club où se donnent rendez-vous toutes les stars de passage à Paris. Plus élitiste, le Baron, près du Crazy Horse, accueille toujours autant de beau monde et de soirées aux sonorités éclectiques. Même programmation rock-électro et même sélection à l’entrée pour le Scop’Club, ex-Paris Paris et le dernier-né des nuits jet-set, le Pompon, dans le 10e arrondissement.
Du côté des grands classiques, le Queen Club, sur l’avenue des Champs-Élysées, reste une institution pour ceux dont les nuits ne finissent jamais. Plus world et cosy, le Buddha-Bar distille depuis des années son charme exotico-chic. Plus original, avec son look de vaisseau spatial, le Cab’ est plébiscité par la jeunesse dorée et les VIP. Pour danser avec une clientèle très sophistiquée, rendez-vous au Palais Maillot, porte Maillot, où les Parisiens argentés s’en donnent à cœur joie. Ancien Man Ray, le 1515, et son décorum très Renaissance, anime le 8e arrondissement, notamment avec les soirées fantaisistes et exubérantes du Cirque bonheur. Enfin, le club le plus sélect de la capitale a été imaginé par David Lynch dans les sous-sols du Social Club. Avec ses murs entièrement tapissés d’or, le Silencio ne s’ouvre, chaque soir, qu’à trois cents clubbeurs très privilégiés.
Lumière tamisée, petites bougies, musique douce, décor de rêve… Les soirées feutrées sont encore plus délicates et délicieuses à Paris.
Quand on pense « soirées feutrées » et « cocon musical », une musique vient immédiatement à l’esprit : le jazz ! De nombreux clubs voluptueux vous accueillent, à Paris, pour siroter un verre en écoutant trompettes et pianos jazzy. À cinquante mètres de la place Sainte-Marthe, l’Osmoz Café cultive son style intime, cosy et branché. On y vient pour écouter de la musique, dîner ou savourer un cocktail au bar. Il en va de même au Triton, café-concert des Lilas. Très classique, le Caveau de la Huchette ouvre sa toute petite cave à des aficionados qui aimeront écouter vedettes d’hier et d’aujourd’hui dans cet établissement du quartier Saint-Michel des plus historiques.

Tout aussi traditionnels, trois clubs de jazz restent mythiques : le Sunset-Sunside à Châtelet, qui dispose de deux salles accueillant tous les styles de jazz, le Baiser salé, qui a su conserver son esprit de la découverte en programmant régulièrement de nouveaux venus et, juste à côté, rue des Lombards, le Duc des Lombards, qui fait jouer les plus grands noms de cette musique. C’est dans une ambiance tamisée, entourés de soyeuses tentures rouges, que vous pourrez vous poser dans le bar-club jazzy le plus chinois de Paris, près de Bastille : le China. Au programme, détente autour d'un feu de cheminée dans de gros fauteuils en rotin et de confortables canapés en cuir. À Saint-Germain-des-Prés, n’hésitez pas non plus à pousser les grandes portes de l’hôtel Lutetia. Rejoignez, au fond du couloir, une des tables aux confortables fauteuils rouges de son bar qui se transforme, dès 22 heures, en salle de concerts jazz.
Sortons du jazz ! Beaucoup plus secret et tout aussi cosy, la Flûte l’Étoile, à deux pas des Champs-Élysées, vous fera découvrir des champagnes étonnants en écoutant la playlist tendance d'un DJ new-yorkais. Ambiance intimiste au rez-de-chaussée, et lounge, pour se retrouver entre amis, sur la mezzanine du premier étage. Très insolite avec sa décoration inspirée de la Renaissance italienne, le Réservoir, dans le 11e arrondissement, est à la fois une salle de concert et un bar-restaurant. Un tout-en-un chaleureux où toutes les musiques sont invitées dans une atmosphère cossue et tamisée. Aussi original, l’Étage, aux alentours de République, a pris place dans un ancien cinéma. Le bar à la programmation musicale orientée jazz, afro, latino et soul, vous accueille toute la nuit avec chauffeuses et petites tables mais aussi un comptoir de douze mètres en bois exotique
Ça chante, ça danse, ça lève la jambe, ça se dénude parfois, ça fait même disparaître des lapins dans un nuage de fumée. Dans les cabarets parisiens, ça s’amuse surtout follement !
Plumes, strass, paillettes, sublimes décors, musiques originales, chorégraphies splendides et filles non moins magnifiques, les cabarets parisiens sont connus et reconnus dans le monde entier pour la qualité de leurs revues. Toujours féeriques et oniriques, les soirées que l’on y passe restent ancrées dans nos têtes pour toujours. Le plus célèbre de tous reste le Moulin-Rouge. À Pigalle, cette institution semble ne pas avoir pris une ride depuis sa création en 1889. Le Moulin donne toujours à voir de superbes tableaux thématiques aux couleurs chatoyantes interprétés par une troupe de cent artistes, dont les soixante Doriss Girls recrutées à travers le monde.
Côte à côte, près de la plus belle avenue du monde, le Lido et le Crazy Horse proposent des spectacles plus dénudés mais aussi plus modernes. Tous les cabarets parisiens sont passionnants pour les attractions qu’ils proposent mais aussi pour la splendeur de leur cadre. Les salles dans lesquelles on assiste aux revues, en buvant du champagne ou en mangeant, sont toutes plus scintillantes les unes que les autres et les menus sont souvent savoureux. L’un de ces jolis théâtres s’appelle le Paradis Latin. Créé deux ans avant le Moulin-Rouge de l’autre côté de la Seine, à quelques pas de l’île Saint-Louis, ce doyen respectable raconte l’histoire de sa ville en ballets virevoltants : amours des années folles, griserie des caves de Saint-Germain-des-Prés au lendemain de la guerre, passions libérées des années 1970…
Près des Grands Boulevards, la Nouvelle Ève se démarque par son décor très kitch, avec angelots en stuc, diablotins au plafond, fronton de scène style corinthien et une grosse prédominance du rose bonbon. Comme chez sa voisine la Belle Époque, le spectacle est traditionnel, avec de sublimes danseuses peu vêtues, du french cancan et quelques numéros de cirque. À Montmartre, l’indétrônable et très bleu Michou tient d’une main de maître son cabaret convivial basé sur les numéros d’artistes transformistes de grand talent. À Montparnasse, on a le choix entre du fiévreux et du moderne. Le Bobin’o s’est spécialisé dans les chorégraphies audacieuses et pleines d’humour, alors que le Brasil Tropical offre une explosion d’exotisme avec sa troupe brésilienne qui chante, danse, joue et fait des acrobaties dans la plus pure tradition du carnaval de Rio.
(20 ème)
16 rue du Repos
(13 ème)
7 Port de la Gare