Une étude récente menée par le portail de recherche d’emploi Joblift montre que les principaux pays en Europe qui offrent des emplois en matière de fintech sont le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne. Sans surprise, ce sont dans les capitales Londres, Paris et Berlin que la main d’oeuvre est recherchée.

Londres est toujours la capitale européenne de la fintech, loin devant ses homologues français et allemands. La capitale britannique a vu pas moins de 3370 offres d’emploi dans le secteur de la fintech être postées sur internet au courant de l’année 2017. Malgré le Brexit, les start-ups qui allient technologie et finance apprécient toujours le cadre favorable au travail ainsi que la proximité avec les différents établissements bancaires présents dans la City.

Derrière Londres, c’est bien Paris qui vient prendre la seconde place au niveau du nombre d’offres d’emploi qui ont été postées sur internet. Avec 2196 offres qui ont été recensées par Joblift, la capitale française se positionne plutôt bien sur le marché. Un incubateur de fintech a également été créé à La Défense et il a été soutenu par la banque Société Générale. Paris n’hésite pas à faire les yeux doux aux sociétés de la capitale britannique qui craignent de devoir quitter le Royaume-Uni pour obtenir une licence bancaire européenne après le Brexit. Il n’en reste pas moins qu’une société populaire comme Revolut a fait la demande de licence bancaire depuis la Lituanie en raison de la flexibilité et la disposition du gouvernement à venir voir s’installer les startups fintech.

Paris se défend plutôt bien sur la scène européenne puisque le troisième acteur qui attire les sociétés de l’industrie n’est autre que Berlin. Ce dernier a posté beaucoup moins d’offres au cours de l’année 2017 : ce sont seulement 1458 offres d’emploi qui ont été postées en ligne, soit plus de 30% en moins que Paris. Cependant, la croissance du nombre d’offres est beaucoup plus soutenue que dans les autres pays puisque Berlin a enregistré 16% de propositions en plus. Quant à Paris, il n’y a eu que 3% de demandes supplémentaires pour ce type de postes.

Des emplois qualifiés dans la fintech

A noter que la plupart des offres d’emploi qui ont été offertes dans la fintech se concentrent autour des compétences de programmeurs. S’en suivent ensuite quelques conseillers financiers, ainsi que des vendeurs. On appréciera cependant de voir que les offres sont plutôt généreuses puisque 70% d’entre elles sont des offres de CDI. C’est un chiffre particulièrement élevé quand on le compare aux industries financières traditionnelles. A titre d’exemple, la banque traditionnelle n’offre que 58% de CDI en moyenne. On notera par ailleurs que 34% des jobs proposés dans la fintech le sont par des établissements bancaires traditionnels. Les 66 autres pour-cents concernent des jeunes sociétés ou moyennes sociétés actives dans l’industrie.

Dernier point intéressant de l’étude Joblift sur les emplois dans la fintech, on remarque que les start-ups cherchent des profils plutôt expérimentés pour leurs activités. Ainsi, ce sont 45% d’entre elles qui demandent un minimum de 3 années d’expérience pour leurs offres d’emplois. Plus d’une offre sur 10 demande aussi aux clients de justifier plus de 5 années d’expérience pour être éligible au poste.

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